Havane, mardi 23 de juillet de 2019 02:22 pm

Le gouvernement cubain adopte des mesures visant à encourager l'économie

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Le gouvernement cubain adopte des mesures visant à encourager l'économie
La Havane, 28 juin (ACN) Le Conseil des ministres a adopté des mesures visant à encourager l'économie, dont une augmentation des salaires du secteur budgétisé, ainsi que des pensions, ce qui bénéficiera à plus de 2 750 000 personnes.
Le Conseil des ministres, dirigé par son président, Miguel Diaz-Canel Bermudez, a adopté plusieurs mesures afin de promouvoir une stratégie économique fondée sur l’optimisation des capacités internes et du potentiel humain du pays.
Le mandataire a expliqué qu'à partir des visites aux provinces, les états d'opinion de la population, les propositions au cours des congrès tels que celui de la Centrale des travailleurs de Cuba et compte tenu des problèmes auxquels notre économie fait face, aggravés par la politique hostile du gouvernement des États-Unis, pendant quelques mois, un groupe de travail, auquel des spécialistes des sciences économiques ont participé aussi, a systématiquement débattu les décisions adoptées maintenant par le principal organe de gouvernement du pays.  
Le ministre de l'Économie et de la Planification, Alejandro Gil Fernandez, a déclaré que, de manière générale, les mesures «  visaient à donner une meilleure réponse aux besoins de la population et de l'économie, à encourager la participation active de tous les acteurs à la recherche des solutions et à lutter contre le siège économique que le gouvernement des États-Unis nous impose».
Le but est que ces mesures, en plus de stimuler l'épargne, favorisent le développement et permettent de continuer le progrès des questions fondamentales qui créent meilleures conditions pour le développement de l'économie cubaine.
Il a dit que ces mesures visaient, essentiellement, à défendre la production nationale, à diversifier et à accroître les exportations, à remplacer les importations, à promouvoir les chaînes de production, à renforcer l’entreprise publique, à faire progresser la souveraineté alimentaire, à promouvoir le développement local, à respecter la politique du logement et à mettre la science pour résoudre des problèmes.
Tout cela, a-t-il souligné, exige l'utilisation de méthodes et de styles de travail exempts de formalismes et de bureaucratismes, avec une approche globale, ce qui contribuera à rendre plus efficaces les décisions adoptées par le gouvernement.
Gil Fernandez a souligné que les mesures, qui seront mise en pratique graduellement, incluent différents aspects tels que l'augmentation de la production nationale, l'auto-approvisionnement municipal, les projets de développement local, les investissements, le commerce au détail, et la promotion des productions agricoles.
Il a considéré essentiel le rôle et la formation exigés pour les dirigeants à tous les niveaux. Il a aussi souligné qu'il est indispensable, « de concrétiser les changements qui correspondent à l'institutionnalisation du pays, car le modèle économique a été modifié, et nous continuons à travailler avec les mêmes structures des institutions ».


L’AUGMENTATION DU SALAIRE DU SECTEUR BUDGÉTISÉ ET DES RETRAITÉS
« Ce n'est pas l'augmentation de salaire finale vers laquelle nous nous dirigeons, mais elle est assez significative dans les conditions où nous nous trouvons », le président du Conseil d'État et du Conseil des ministres a souligné, en faisant référence à l'augmentation des salaires du secteur budgétisé.
Il a affirmé que le but est que cette décision commence à être appliquée sur le salaire correspondant au mois de juillet, de sorte qu'avant la fin de l'été, les travailleurs aient reçu les premiers bénéfices.
À cet égard, le ministre de l'Économie et de la Planification a précisé que pour le secteur budgétisé, le salaire minimum est augmenté à 400 pesos et le salaire mensuel moyen par travailleur à 1 067 pesos.
« Cette mesure inclut 1 470 736 travailleurs des organismes de l'Administration centrale de l'État, des organes locaux du Pouvoir populaire, les organisations et les associations, et a un coût estimatif annuel de 7,50 millions de pesos. »  
Dans le cas de la Sécurité sociale, en tenant compte des augmentations réalisées à la pension minimum en novembre 2018, celle-ci reste à 242 pesos. Le reste des personnes qui, à ce moment-là, n’ont pas reçu de bénéfice et reçoivent des pensions inférieures à 500 pesos, bénéficieront maintenant de l’adoption des nouvelles mesures, qui favorisent 1 281 523 personnes, avec un coût estimatif annuel de 700 millions de pesos.
L'Assistance sociale n’aura pas de changement, compte tenu de l'augmentation réalisée en novembre 2018, moment où le montant minimum a été fixé à 217 pesos.
La ministre des Finances et des Prix, Meisi Bolaños Weiss, a aussi expliqué que l'application de la contribution spéciale à la Sécurité sociale sera généralisée aux travailleurs du secteur budgétisé, dans le cadre du principe que tout le monde doit contribuer au financement des dépenses qui soutiennent les prestations à ce titre. « Le taux d'imposition sera de 2,5 pour cent pour un revenu mensuel de jusqu'à 500 pesos par mois et de 5 pour cent pour les salaires plus de 500 pesos par mois. »
On a aussi précisé que les dépenses liées à cette augmentation salariale ne devraient pas augmenter le déficit du Budget de l'État adopté pour l’année 2019. En ce sens, il est indispensable d'appliquer des mesures d'économie et d'exercer un contrôle strict des dépenses, aussi bien dans le secteur budgétisé que non budgétisé, ainsi que de percevoir toutes les recettes générées, en tenant compte les potentialités et les réserves encore présentes dans l'économie.
À propos du secteur des entreprises, le ministre de l'Économie et de la Planification a rappelé qu'en 2014 l'approbation des systèmes de paiement fondés selon les résultats a été décentralisée ; la formation et la distribution du salaire ont été liées à l’exécution des indicateurs et les restrictions administratives ont été supprimées. Pour cette raison, a-t-il dit, le salaire moyen est passé de 600 à 871 pesos à la fin de 2018.
En dépit des effets positifs de ces mesures, le titulaire a déclaré que des difficultés continuent. C'est pour cela que le Conseil des ministres a approuvé le perfectionnement du mécanisme pour le paiement du salaire dans le secteur des entreprises, en maintenant le lien avec les résultats de production, ce qui sera mis en œuvre à partir de 2020.
Il a souligné qu’afin d'éviter l'effet inflationniste de la mesure, le ministère des Finances et des Prix disposera des mécanismes nécessaires dans toute l’économie pour atténuer d'éventuelles augmentations de prix.
En ce sens, le Président cubain a indiqué que les ministères concernés doivent mettre en place des mécanismes d'observation pour être au courant des prix et de la consommation, « ce qui nous donne le temps de rectifier et d'éviter l'inflation ».
Il a aussi appelé à stimuler, par exemple, la vente d’aliments, de matériaux de construction, de paquets touristiques et d'offres de l’Entreprise cubaine de télécommunications, ETECSA. En résumé, nous devons réfléchir à de nouvelles options.  
Diaz-Canel a attiré l'attention sur la nécessité d'être rationnels dans la façon de compléter le personnel. La personne qui sera employée doit être celle qui sera la plus performante, parce que cette mesure n’est pas pour jeter de l’argent, c’est pour encourager celui qui travaille et contribue le plus.
Il a souligné l’urgence de bien former les dirigeants  afin d'éviter des interprétations erronées, et d’assurer un suivi systématique du comportement de ces thèmes.
L'objectif de ces mesures est de renforcer le développement du pays et de faire face à la situation complexe actuelle. Toutes les mesures ne seront pas mises en œuvre immédiatement, parce qu’elles nécessitent d'autres analyses et de travail, a-t-il dit.
Dans les prochains jours, par le biais des médias notre population recevra des informations plus détaillées sur la portée de ces mesures.

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