Havane, lundi 25 de juin de 2018 03:42 pm

Depuis l’Île pour le monde, l’art cubain à Washington

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Depuis l’Île pour le monde, l’art cubain à WashingtonLA plus vaste présentation d'artistes cubains jamais organisée aux États-Unis aura lieu entre le 8 mai et le 3 juin au Centre Kennedy à Washington.

Le 28 mars à La Havane, en annonçant le programme qui comprend une cinquantaine de manifestations sous le titre Arts de Cuba (De notre Île pour le monde), Fernando Rojas, vice-ministre de la Culture, a souligné l'importance de cet événement qui témoigne de la volonté de construire des ponts d'harmonie et de compréhension entre les peuples des deux pays.

« Je peux affirmer que les artistes cubains seront porteurs des valeurs de notre culture et de la volonté de promouvoir, dans un climat de paix, les échanges dans ce domaine » a-t-il dit.

L'inauguration, le 8 mai, à la salle Eisenhower, sera confiée à Omara Portuondo, qui présentera un spectacle auquel se joindront les pianistes Rolando Luna, Aldo Lopez Gavilan et Pachequito, le saxophoniste Yosvany Terry, la chanteuse Aymée Nuviola, l'orchestre de danzon Miguel Failde et l'Orchestre symphonique de l'Université des Arts, rattaché au Lyceum Mozartiano de La Havane.

En clôture du programme, le Ballet national de Cuba, dirigé par Alicia Alonso, est attendu dans la capitale étasunienne, avec plusieurs représentations des ballets Don Quichotte et Giselle, du 29 mai au 3 juin.

Environ 400 artistes, dont la moitié venue de l'île, participeront à des journées intenses de musique, de ballet, de danse contemporaine, de théâtre et d'arts visuels. Des musiciens cubains résidant aux États-Unis et en France, ainsi que les prestigieux artistes d'origine cubaine, José Parla et Emilio Pérez, seront au programme de cet événement.

Un cycle de cinéma est également prévu, avec à l'affiche une sélection de classiques cubains (Mémoires du sous-développement, de Tomas Gutiérrez Alea ; Retrato de Teresa, de Pastor Vega, et Lucia, d'Humberto Solas), et des films primés au Festival du Nouveau cinéma latino-américain de La Havane (Fraise et chocolat, de Gutiérrez Alea et Juan C. Tabio ; Suite Habana, de Fernando Pérez, et Conducta, d'Ernesto Daranas), ainsi qu'une exposition d'affiches de l'Institut cubain des arts et des industries cinématographiques (Icaic).

Des défilés de mode avec des créations de Celia Ledon, Nachy Carmona et des réalisations de Arte y moda, sous la direction de Rafael Méndez et du régisseur Juan Carlos Marrero, sont également prévus, ainsi que et des dégustations de plats typiques et de cocktails.

Huit salles et 22 autres espaces du Kennedy Center sont prêts à accueillir ces représentations. En ce qui concerne les motivations de cette institution à réaliser cet énorme événement, sa vice-présidente Alice Adams a déclaré à Washington : « Les États-Unis portent la musique et l'art cubains dans leur ADN, et la possibilité de tout voir ici me fascine. »

La grande majorité des artistes participants, y compris ceux qui vivent à l'étranger, ont été formés par les écoles d'art créées à Cuba après le triomphe de la Révolution en 1959. Ce sont des créateurs et des interprètes au talent reconnu et dotés d'une maîtrise incontestée de leur art, dont beaucoup sont des innovateurs dans leur style, mais qui restent liés d'une manière ou d'une autre à leurs racines.

Le vice-ministre Rojas a souligné « le professionnalisme et le sérieux de la coordination entre le Centre Kennedy et nos institutions et artistes, à un moment où, comme nous le savons, des restrictions ont été imposées ». Les artistes, par exemple, ont dû se rendre au Mexique pour faire leur demande de visa auprès de la section consulaire de l'ambassade des États-Unis dans la capitale de ce pays.

« Je pense qu'un tel effort est aussi l'expression de la volonté des deux parties de surmonter le blocus qui nous frappe depuis des décennies », a-t-il précisé.

La musique occupera une grande partie du programme artistique. Tous les genres seront présents : de la musique de concert au rap et à la trova, avec un concert de Pablo et Haydée Milanés, et la musique dansante, avec les Van Van. La nouvelle génération de musiciens de jazz sera également représentée.

En plus du Ballet national de Cuba, se produiront les compagnies Malpaso et Irene Rodriguez. En théâtre, les pièces Les larmes amères, de Petra von Kant, par la compagnie El Publico, dirigée par Carlos Diaz et Diez millones, par l'Argos Teatro, de Carlos Celdran, seront mises en scène.

Parmi les expositions d'arts plastiques figurent celles de Roberto Fabelo, Manuel Mendive (avec également une performance réunissant les musiciens Adonis Gonzolez et Yosvany Terry), Roberto Diago et Esterio Segura.

Le 12 mai sera la Journée de la Famille, une proposition d'interaction communautaire qui commencera par un défilé d'orchestres d'enfants auquel participeront les musiciens de la compagnie de danzon Miguel Failde et qui se poursuivra avec des démonstrations et des cours de rumba et de salsa et une batucada, dans le style brésilien adapté par Cuba. Le 19, La Guantanamera sera interprétée par des chœurs amateurs nord-américains.

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